Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 00:09


Le temps est venu de quitter cette île, mon île, celle ou je suis une légende qui fait à ses heures cabotines, son animal intéressant.
Je viens de finir la chaloupe qui m'embarquera conquérant, vers d'autres paradis.
Alors, je vais mettre les voiles avec le petit pincement au cœur qu'on a, quand on laisse un endroit que l'on aime.

Cette quarantaine fût une parenthèse bien inspirante pendant laquelle, j'ai croisé des animaux fascinants, d'autres légendes, avec leurs doutes, leurs envies et leurs besoins d'être aimé.
Je continuerai sans doute à visiter leurs iles et m'abreuver à la source de leurs mots.
J'ai fait aussi des rencontres étonnantes, que j'emporte avec moi.

Voilà, que dire de plus...
Juste que je demeure l'Animal de la Nature avant d'être l'Homme de la Société, et que j'engage ceux qui ne connaissent pas (encore) la même douce perversité à découvrir ses subtils paradoxes…


Par Animal en Quarantaine - Publié dans : EnVies d'Ailleurs
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 20:09





Vous ai-je dit que

 j'aimais m'envoyer en l'air
...


J-8

Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Clins d'oeil
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 21:09
Mademoiselle,

Je tiens à vous exprimer des excuses pour mon comportement à venir.

A ma décharge, sachez que je n'ai pas de manière, je suis un loup « mâle » dégrossi, hors de sa réserve quand il découvre une chair extraordinaire.

Je formule le vœu que vous me pardonnerez cette fouille par des mains affamées qui pillent et se servent avec une avide férocité. Votre chemisier et votre jupe sur le sol stigmatiseront la violence des assauts irrésistibles que vous aurez endurés, mea culpa.
Je fais le serment de remplacer cette jolie dentelle de calais dont l'élastique n'aura pas résisté aux dents de la « bête » que je serai devenue, enragée par l'impatience de vous ôter vos dessous.

Je suis affreusement gêné de cette conduite inqualifiable, des outrages qu'elle occasionne et vous prie de m'excuser pour la main qui pressera l'intérieur de vos cuisses pour en forcer l'ouverture pendant qu'une autre immobilise votre tête dans les coussins du divan.
Je suis terriblement embarrassé de vous imaginer contrainte à forcer votre cambrure pour présenter votre ravissant fessier dans une indécence imposée.

Il ne faudra pas vous offusquer de ce visage qui fourrage entre vos cuisses, halluciné par vos humeurs et le fumet de leurs manifestations.
Croyez-le, ma langue et ses indélicatesses au plus profond de votre intimité, ne seront que l'expression d'une envie excessive, impossible à endiguer et qui conduit à de tels débordements.

J'espère humblement que vous ne prendrez pas trop ombrage des dents qui vampirisent votre nuque et vous immobilisent alors qu'un index éprouve la tonicité de votre orifice avant de s'inviter dans votre fondement.
A ma défense, j'aimerais que vous y voyiez un sublime hommage, excessif je vous l'accorde mais enflammé, à votre sensualité.

Ne vous formalisez pas de mes manières de rustre en nage. Je brandirai un sexe à pleine main pour matraquer vos fesses et vos cuisses, le regard embroché par le temple hypnotique que je m'apprête à profaner.
Mademoiselle, cette saillie sera sauvage, pardonnez-moi, elle vous ouvrira sans ménagement. De grâce ne prêtez pas attention aux indécences sonores du bassin qui pilonne votre entrecuisse par saccades, alors qu'un râle bestial monte, signalant l'imminence de votre délivrance.


Viendra enfin le moment de ma libération qui nourrira la votre...

Vous sentirez alors, mon corps se relâcher et une main glisser délicatement dans vos cheveux et vous exprimer ma gratitude pour avoir enduré les offenses barbares d'un loup hors de contrôle.
Vous jouirez de cette métamorphose qui me ramène à l'humanité, de mes lèvres qui glissent dans vos cheveux et votre cou, s'amourachent de chaque centimètre de votre peau et se perdent en hommage sur vos fesses.

Mes yeux s'éclaireront de cette renaissance apaisée, ma respiration retrouvera son calme, je déposerai un baiser sur vos lèvres et dans l'intimité de votre oreille, je glisserai :

« merci ... »

J-14
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:37
Bonjour S., vous appelez à l’heure, c’est bien.
A partir de maintenant vous allez m'écouter et ne répondre que par "oui".
Si jamais vous prononcez un "non", je raccrocherai.
Est-ce clair ? oui
Regardez autour de vous comme cette place est belle, on dit que l’arbre en face de la maison de maître a plus de 300 ans et qu’il exauce les vœux.
Alors faites un vœux S... oui
Bien, maintenant, remontez la ruelle pavée jusqu’au grand escalier qui mène à la petite chapelle romane.
Détendez-vous, profitez de cette balade qui vous rapproche de cet instant que nous attendons vous et moi....
A droite de la chapelle, empruntez le passage du beffroi, traversez le petit jardin jusqu’au magasin de photos.
Vous devez vous sentir fébrile, funambule d'un fil d’émotions contrastées et paradoxales, en équillibre instable entre raison et déraison.
Mais vous avez envie d’être déraisonnable, n’est-ce pas ? oui
Alors longez la rue de la treille jusqu’au magasin de lingerie de la place Saint Pierre.
Vous y êtes ? oui
Rentrez, présentez-vous sous votre prénom et dites simplement que vous venez chercher "quelque chose de sexy" et on vous remettra un sac. Dites bien "quelque chose de sexy", sinon on ne vous remettra rien.
...
Avez-vous votre sac ? oui
Ne l'ouvrez-pas.
Vous voyez la rue à gauche du fleuriste ? oui
C’est la rue des cordeliers, prenez là et marchez jusqu’à la porte cochère du numéro 29.
Vous y êtes ? oui
Poussez cette porte, entrez dans le hall et prenez l’escalier jusqu’au 2ème étage.
Trente deux marches vous séparent de cet interdit que vous et moi allons transgresser ensemble.

Prenez votre temps en montant, écoutez le battement de votre cœur et votre respiration qui s’altère.
Il y a cette appréhension qui vous gagne alors que votre bas ventre s'affole irrésistiblement.
Il y a cette tension qui monte et précède le plongeon, ce moment unique ou l'on s'approche du précipice, doucement, lentement, jusqu'à palper le vide de l'abysse qui se présente et d'y faire le grand saut.
Avez vous envie de faire le grand saut S.? oui

Bien, etes vous sur le palier du deuxième étage ? oui
Il y a deux portes, choisissez la porte de droite, vous êtes arrivée.
Vous avez encore le choix S., rentrer et faire un pas vers ‘nous’, sortir et garder à jamais le regret de ne pas avoir osé.
Voulez-vous rentrer S. ? oui
Bien, alors rentrez et refermez la porte derrière vous.
C’est fait ? oui

Ecoutez bien, je ne le répéterai pas deux fois.
Vous allez ouvrir vos paquets, vous y trouverez la tenue que vous devez porter.
Changez-vous.
Sur la table il y a un coffret de bois, une enveloppe et un bandeau.
Dans le coffret vous trouverez les deux objets de vos outrages à venir, n’y touchez pas.
Dans l’enveloppe, il y a votre dernière consigne.
Quand vous serez changée et que vous aurez lu la dernière consigne, vous mettrez le bandeau.
Est-ce compris ? oui


Vous avez 13 minutes à partir de maintenant, pas une de plus !
Dans 13 minutes, la porte d’entrée s’ouvre et c’est moi qui rentre.

J-19
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 12:09

Je vais vous avouer une chose, je suis un rêveur.
J’aime les moments solitaires où je m’immerge à l’intérieur de moi pour aller caresser de secrètes rêveries.

Nager en pleine mer à 200 ou 300 mètres du bord est un moment qui se prête merveilleusement à la richesse de ces instants solitaires.
Cet infini plaisir devient hebdomadaire quand l'été pointe et que je passe mes week-ends en bord de mer.
Je me lève, je déjeune, en regardant amoureusement le calme d’une mer qui s’éveille et de ses bateaux qui partent vers les promesses d’une journée ensoleillée.
J’aime le son de la mer au matin, quand le vent est absent, que les plages sont encore vides et que seul résonne le bourdonnement lointain de quelques moteurs marins matinaux.

Vient alors le moment d’aller s’immerger dans cette eau originelle, ce sérum de vérité...
Je ne prends qu’un masque, rien de plus ! Ah si, un maillot ! je m’en voudrais que ma queue de loup complexe jusqu’à l’impuissance les mâles en chasse sur le sable des plages varoises… (Je suis vantard et excessif, vous l’ai-je dit ?).
Donc un maillot et un masque, que je tiens d’une main quand je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille. Cracher dans un masque n’est pas très esthétique mais c'est incontournable si l’on veut éviter les frustrations d’une buée aveuglante.
Alors je me plie à ce cérémonial et j’étale un filet de salive sur la vitre du masque avant de le positionner délicatement sur mon visage.
Enfin, je m’immerge… J’aime la première apnée, celle où l’eau inonde mes oreilles, m’aspire dans son silence, celle où mes yeux se fixent sur les fonds comme sur des rails, pendant que mon esprit vagabonde, celle où le grain de ma peau change doucement en réponse à la fraîcheur du liquide qui s’écoule à son contact.
J’aime prolonger cette première apnée, à la limite de ma résistance, m’enivrer de ce moment solitaire, tenter de lui donner des allures d’éternité.
Puis, je réapparais à la surface, les poumons avides du gaz terrestre.
Je pars alors au large, ma seule limite est d’en apercevoir le fond afin de pouvoir observer ses reliefs, ses failles, ses rochers et ses habitants.
J'ajuste ma vitesse et ma respiration m’affranchissant de tout ce qui pourrait nuire à ma "méditation" pendant ce moment où je libère mon esprit.
Et je nage 1 km, parfois plus.

Ce pur instant est indéfinissable tant l’acuité avec laquelle les choses m'apparaissent est précise.
J’abandonne mon corps et ses bras qui s’enroulent et se déplient avec la cadence précise d'une mécanique d’horlogerie et je pars en voyage au fin fond de moi allant gratter les secrets de l'inconscience, ce millefeuille que je convoite avec gourmandise.
J’y vois des choses simples, tellement évidentes quand on prend le temps de regarder.

Et la perversité dans tout ça, me direz-vous ?

Je pourrais vous dire que s’immerger dans la transgression d’un interdit, en compagnie de celle qui vous inspire est tout aussi enivrant que plonger dans cette mer originelle.
Je préfère un aveu.
Au cours de ces instants d’éternité où mon esprit s’échappe, bercé par l’apaisement des flots, il lui arrive assez fréquemment d’aller s’ancrer irréversiblement sur l’image d’un fessier, d’une cambrure ou d’une croupe délicieuse.
Je nage alors avec une idée fixe et les poissons s’émerveillent de mes yeux hallucinés par l’image mentale de « cette terre promise ».

Et je joins l’utile à l’agréable car…
.... quand mon esprit s’échoue sur la possibilité d'une île enchanteresse capable de déboussoler bien des navires et de jeter à l’eau les marins les plus aguerris, je sens pointer entre mes cuisses, une dérive (j’ai évité de dire « quille », restons modeste !) qui me permet tel un safran magnifique de contrôler avec précision ma trajectoire.

Vous me trouvez excessif ?

J-23
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 21:09




                                     j'ai tenu parole ...




J-27
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 21:09
Ne bougez pas.
Est-ce que vous sentez cette marée montante qui s’annonce doucement, dans votre bas-ventre.
Une marée d’équinoxe, fruit de l’alignement de ma main entre vos cuisses, qu’il vous faudra contenir et confiner le temps que je désire.

Oubliez ces gens autour de nous, ils ne savent pas ce qui se passe, concentrez vos forces et votre attention sur ce flot dont le niveau monte inexorablement.
Consolidez la digue, étayer son barrage, colmatez les fissures, il vous faut fortifier votre ouvrage pour ne pas être la victime publique d’un dégât des 'O'.
Essayez de rester calme et de ne pas trahir cette respiration de votre entrecuisse et sa marée de vives eaux.
Ces personnes, à votre droite, sont si proches qu’elles pourraient être alertées si jamais il vous arrivait de défaillir.
Je vous conseille d’éviter la déferlante et le ras de marée incontrôlés si vous ne voulez pas alarmer ces gens paisibles qui nous accompagnent silencieusement.

Mais saurez-vous allez au bout de vos limites ?
Saurez-vous attendre cette seconde précise ou vos yeux me feront signe que le point de rupture est atteint et qu’en retour, je vous chuchoterai de laisser le barrage voler en éclats.


Et saurez-vous alors encaisser cette déferlante sans alerter ces gens qui nous accompagnent dans la classe affaire de cet A 340.


J-29
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 20:09
Tourmenté par une faim inoxydable, je sors de la forêt en recherche d’une source pour y abreuver mes envies à la clarté de ‘sa’ lune.
Alors je vais à la rencontre d’une aventurière, je la convoite et l’apprivoise, ses yeux me dévoilent les secrets de son âme alors que je scrute les ondulations de sa voix et les tensions de sa respiration.
Je l’aime infiniment, quand elle glisse et que je déverrouille doucement ses dernières résistances pour qu’elle lâche prise.

Je l’attrape et la plaque contre le mur, empoigne sa chevelure et force sur sa cambrure, je visite ses dessous, éprouve l’élasticité de sa lingerie, inspecte ses résilles et ses bottes cavalières.
Je deviens Animal dynamiteur de culotte, j’en fais l’archet qui lui ouvre l'entrecuisse et sème la pamoison dans son sillon intime.

Elle bredouille, proteste sans conviction, mais ses soupirs hallucinés m’invitent à la déraison.
Alors je l’explore et me perds dans ses sens uniques.
Je profane ses temples, fouille ses secrets et pointe ses orifices.
Mes mains sont ‘junkies’ de son corps, elles le visitent avec indécence pendant que, dans le creux de son oreille,  je chuchote mes psalmodies jusqu’à ce que je l’entende me dire son envie de jouir

Alors je lui prends la main et l’invite à me suivre dans la forêt, théâtre de tous mes outrages à venir…


Lundi

T. est assise en face de moi dans ce café ou nous nous sommes donnés rendez-vous.
T. a des yeux malicieux, des lèvres fines et un visage joliment dessiné.
Elle a pris un thé et je l’accompagne d’un chocolat chaud.
Elle me parle d’elle et de ses rencontres, me dévoile un peu de son jardin secret ainsi que le parfait alignement de ses dents blanches.
Je lui dis des mots ‘d’amour’ à ma façon, lui raconte cette île qui pourrait être la notre, elle me sourit en se mordant la lèvre.
- nous reverrons-nous ? dit-elle
- cela dépend de toi… 
- comment ça ?
- comment est ta culotte ?

Elle hésite puis me décrit les couleurs de son tanga et ses froufrous.
- bien, alors tu as le choix, si tu veux qu’on se revoit, tu te lèves, disparais quelques minutes avant de revenir t’assoir à cette table... Alors tu me glisseras ce tanga noir dans la main, nous aurons ainsi une bonne raison de nous revoir pour que je te rende ce qui t’appartient en échange de ce que je désire…

Elle sourit, s’empourpre, disparait dans les toilettes qui jouxtent le comptoir et revient déposer ma récompense dans le creux de ma main tendue.

J-34
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 18:09
Roissy aux heures de pointe.

J’étudie minutieusement la chute de rein de cette jolie rouquine qui me précède dans la file d’attente du portique de détection, violeur de l’intimité de mon bagage de cabine.
(Crâneuse callipyge, cambrure excessive, tonicité manifeste », je ronronne).

Je manifeste la béate satisfaction d’un braque français à l’arrêt devant le gibier qu’il vient de débusquer.
Elle passe sous l’arche, je dépose mon sac sur le convoyeur à rouleaux, présente mon billet à l’opérateur de sécurité et m’empresse d’aller la rejoindre dans la zone ‘Schengen’ pour ne pas perdre sa trace.

Elle ramasse ses affaires et me sourit, amusée sans doute par mes manières de chien de 'chasse à courre'.
Je lui rends son sourire quand elle s’approche et me dit :
 « bonjour, vous ne m’avez pas reconnu mais je suis la nouvelle directrice Marketing, je suis arrivée lundi et je vais aussi à la grand messe de New York »
(Ah, la bouleeeeeeeeeette)
Je ramasse vite mes allures canines et lui réponds:
« excellent, nous avons tout le vol pour faire connaissance ».
Je m’apprête alors à prendre mon sac quand une voix m’interpelle :
« monsieur, vous pouvez ouvrir votre sac,
s’il vous plait ?
»

Je lance un clin d’œil complice à celle qui m’accompagne et ouvre le sac pour que la fille de la sécurité procède à sa fouille.
Elle y plonge ses mains gantées, l'explorent et en extirpe un objet de cuir noir, à la langue souple et pointue, au manche finement ornementé….
(Mais… mais, c’est ma cravache ? je réalise avec stupéfaction)
La rouquine n’a pas raté une miette de la scène.
Elle observe la situation avec un intérêt et une joie manifestes.
Moi, j’essaye de garder ma contenance en lançant :
 « ce n’est pas tranchant vous savez ? ».
La fille continue sa fouille et brandit successivement en les posant sur la table, un martinet, un rosebud, une règle plate, une suçu, une paire de menottes, un bâillon mors, et des attaches de cuir…
(So lonely... So lonely...)
Infiniment embarrassé de voir s’étaler sur la table d’inspection une partie de mes jouets, je cherche vainement l’explication de leur présence dans mon sac de voyage.
Je me tourne vers ma collègue fraîchement arrivée et formule une excuse en forme de grand n'importe quoi :
« Sans doute une farce de mes filles, elles sont très joueuses et font du cheval » 
J’ai l’impression qu’elle essaye de ne pas éclater de rire.
La fille de la sécurité, elle, ne s'amuse pas du tout et me dit :
« Monsieur, je ne peux pas vous laisser monter dans l’avion avec tous ces objets »
Ma collègue rouquine s’approche doucement et ajoute en riant:
« c’est vrai, il a l’air terriblement dangereux ! et armé jusqu’aux dents ! »
Moi j’argumente avec la sécurité pour ne pas laisser mes joujoux comme des orphelins, cloués au sol :
« C’est des cadeaux pour le noel d’amis américains… je suis représentant en accessoires équins… je suis collectionneur d’objets insolites et je vais faire une vente à Christie’s… » bref, tout ce qui me vient à l’esprit.

La fille de la sécurité ne veut rien entendre alors fatalement, je perds patience et commence à lui expliquer ce que je pense de son excès de zèle.
Alors, elle prend un gros micro qu’elle allume et j’entends sa voix annoncer dans tout l’aéroport et à plusieurs reprises:
« une cravache, un martinet, un rosebud, une suçu… ont été trouvés dans le sac de Monsieur (bip), des agents de sécurité sont attendus pour le neutraliser »

Bien sur, là… je me réveille.
Il est 4h30.
Je consulte la liste des participants à la réunion de New York sur mon blackberry, il y a une nouvelle Directrice Marketing qui voyagera avec moi…
Hum, je déglutis et me précipite sur mon bagage de cabine que je vide sans retenue.

Je n’y ai trouvé rien d’autre que le numéro 3 de Millénium et mon Ipod.
Une question m'est venue alors :
Cette directrice Market sera-t-elle rousse et callipyge?

J-36
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Humour
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 23:09

J’étais,
en pleine tempête, spectateur de ma vie qui déferlait, je suturais les flancs lacérés de son navire en perdition.
Pitoyable capitaine, passé maître dans l’art d’écoper ses contradictions ou colmater les brèches dans ses belles illusions, j’avais embastillé mes envies de ‘voyage’.

Vivre en désaccord avec celui que l’on n’est, celui que l’on naît, est un fardeau qui ne fait que s’alourdir avec le temps. Lentement, il nous immerge et nous scelle dans un ciment noir, exilé de l’essentiel.

J’ai aperçu au loin, la lumière d’un vieux phare, et dans un élan désespéré, j’ai ‘osé’ échouer ma barcasse sur son récif et mettre un terme à cette funèbre transat, dans un douloureux sabordage.

Me voici,
naufragé sur le rivage, le reflux de la marée m’a laissé sur une plage vierge de toute trace, ou tout est à écrire, tout est à bâtir.
Je me sens bien, étrangement bien, lavé, authentique, infiniment apaisé et vivant.
Je découvre cette île, ‘mon’ île.
Et je me prends à songer à ce que j’aimerais en faire.
Et je me prends à songer à la possibilité d’être un homme heureux.

Alors, je souhaite à chacun d’entre vous mes vœux sincères de bonheur pour cette année qui nous ouvre les bras.

Faites de votre île, le plus bel endroit de la terre.
Soyez heureux.
Cela ne dépend que de vous...

J-39
Par Animal en Quarantaine - Publié dans : EnVies d'Ailleurs
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 00:09

Ouvrez moi les portes de votre temple, que j’y prosterne ma bouche et vous livre ma langue en offrande.
J'y célèbrerai ma nature et la votre, faisant de ma fouille linguale une transe mystique, et de toutes nos indécences des prières inavouables.
Je perdrai forcément le contrôle sur cet autel à la gloire de votre féminité et, submergé par votre souffle incantatoire, je procéderai alors au rituel, dans une transe hypnotique.

J’écarterai votre chair, pointerai vos orifices alors que la rage démonte mon visage.
Je humerai votre odeur, visiterai votre sexe, vous lécherai infiniment.
Je soulèverai vos jambes, vous retournerai encore et encore, avant que mes mains ne prennent racines dans le creux de vos hanches et que je me serve avidement.


Alors, vous plaquant sur ma couche, je vous enfourcherai pour que ma queue vous ouvre sans ménagement et, qu’Animal, je vous pilonne sauvagement.




Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Romantisme
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 16:09
Je suis un loup perdu au milieu de l'immensité d'une steppe blanche.
Au loin, les reflets bleutés d'une aurore boréale sont mon unique boussole, ils m'envoutent et me racontent la possibilité d'un ailleurs.
Alors j'avance doucement vers ce jardin d'Eden, j'appuie sur mes pattes, tasse la neige pour y laisser mon empreinte, ultime signe que j'existe encore et que je ne m'efface pas.
Un vent glacial me roule en rafale sur la banquise, m'envoie aux quatre coins, et s'amuse de me voir me relever et poursuivre ma route.
Ce soir c'est Noël, je stopperai ma progression, m'enfouirai sous une couverture de neige avec une bouteille de chateau Yquem et deux trois friandises.
Il n'y aura pas de vilaine ou de dévergondée, il n'y aura pas d'ingénue à pervertir.
Elles seront toutes, alanguies au coin d'un feu de cheminée, savourant ce moment authentique et les plaisirs de l'essentiel.
Alors j'aurai une pensée pour elles et pour chacun d'entre vous et je vous souhaiterai d'heureuses fêtes de fin d'année.


Et sans doute que j'ajouterai avec un large sourire:
 "soyez sages... mais pas trop..."

Par Animal en Quarantaine - Publié dans : EnVies d'Ailleurs
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 12:09

Quelques photophores illuminent la pièce et le lit en fer forgé sur lequel elle est allongée, les bras et les jambes formant un grand X pornographique.

Nue, elle est contrainte à l’immobilité par des bas noirs, petites lianes de résilles qui lui enserrent les poignets, les chevilles et s’enroulent autour des quatre pieds du lit.

L’écartement de ses jambes exhibe l’indécence de son sexe, qui s’ouvre et s’expose.

Elle surveille la porte qui donne sur le salon. Cette porte fermée d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes, et le tintement de ces coupes qui trinquent.

Elle a les yeux rivés sur la poignée de cette porte, car la poignée va basculer, la porte va s'ouvrir et déverser une marée d’hommes et de femmes dans l’intimité de la chambre.

Résignée, le sexe accessible et totalement disponible, elle appréhende l’instant fatal de la déferlante des curieux, témoins de la honte qui lui empourpre les joues et enfièvre son bas ventre.


Elle ne pourra que fermer les yeux, Ooooh maigre réconfort face aux commentaires qui affluent et à ces mains visiteuses qui assouvissent leur curiosité sans retenue.

Elle ressentira une décharge dans le bas ventre quand une femme s'amusera de son sexe luisant qui « mûrit à vu d'œil » et bave ses humeurs démonstratives.

Elle n'aura aucun recourt pour empêcher la sévérité de ces doigts qui lui pincent la pointe des seins, inspectent la rigueur de son épilation, explorent son visage et ses cheveux.

Elle ne pourra cacher sa respiration forcée quand un doigt ira éprouver son anneau et la tonicité de son périnée.

Inéluctablement, elle aura honte d’être ainsi fouillée, livrée et de ressentir un plaisir pervers dans cette profanation.

Elle aura honte de ces voix qui commentent le spectacle de son excitation et de son corps qui ne lui obéit plus mais s’abandonne, complaisant, à ces mains affamées.

 

Alors, elle scrute la poignée de la porte, d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes, et le tintement de ces coupes qui trinquent.


Et fatalement,

La porte s’ouvre…

Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 21:09

Le Thalys vient du quitter Bruxelles pour m'amener sur Paris ou je dormirai ce soir.
Confortablement assis, j'observe cette femme qui s'approche à la recherche de la place qui lui a été attribuée.

Elle n'est pas grande, porte un tailleur pantalon qui lui cintre la taille ainsi que des bottines assez hautes. Une teinte rosée souligne ses lèvres, une autre couleur ses yeux en amande. Sa chevelure est disciplinée par un chignon et des lunettes colorées apportent à son allure classique, une pointe d'excentricité.
Elle s'arrête à mon niveau, me sourit en me faisant comprendre que c'est à mes cotés qu'elle va voyager.


Mon visage s'éclaire du bonheur de cette providence pendant qu'elle parque ses affaires et se glisse dans le fauteuil qui jouxte le mien.
Elle se plonge dans un livre, et moi, j'observe discrètement son reflet dans la fenêtre que la nuit tombante a transformée en miroir.


J'explore l'attitude de sa bouche, la finesse de son cou, évalue la rondeur de ses seins.
Avec le détachement de celui qui rêvasse, le regard perdu à travers la vitre, je contemple cette femme inconnue et pourtant si 'proche' pour une heure.
Forcément, à force d'agripper mes yeux à cette silhouette et ses secrets, je glisse inéluctablement vers des envies déraisonnables…

« Et si j'allais au contact...
Et si ma cuisse et mon genou allaient 'tangenter', avec une précision nanométrique, l'étoffe qui lui enveloppe les cuisses. Un 'flirt' tellement discret qu'il ne serait pour elle qu'une improbable possibilité voire une simple illusion…. »

Voilà que je flotte entre rêve et réalité, raison et déraison, bercé par le roulis de la rame de TGV, j'envisage de déraper.
Je lance ma jambe dans l'assaut invisible de la sienne, je l'approche jusqu'à sentir cette infime résistance qui signifie que nos chairs sont en pression, l'une contre l'autre.
Sa jambe n'a pas bougé, elle lève la tête mais replonge aussitôt dans le livre qui l'absorbe.
Nous restons l'un à l'autre arrimés par ce point de contact.

Forcément quand on ouvre la boite de pandore, on a du mal à la refermer…
Voilà qu'imperceptiblement, je bouge la jambe, amplifie notre zone de contact, dans une oscillation tellement faible qu'elle me paraît irréelle.
Sa jambe ne bouge pas et maintient sa position.
C'est mon avant bras que j'envoie alors en éclaireur, feignant le relâchement de celui qui se détend. Nos bras se touchent, je la sens même bouger…

Ce petit jeu a continué pendant tout le trajet qui nous a menés à la gare du nord.
Vous allez me trouver bien étrange de me laisser aller à des futilités pareilles, alors qu'en d'autres moments j'outrage avec excès.
Mais la retenue a aussi ses plaisirs, non ?
 

J'ai remonté le quai de la gare, en souriant comme un halluciné, avec une question en tête :

Est-ce qu'elle lisait vraiment ?
ou était-elle, elle aussi, une rêveuse …


Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Romantisme
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 17:09

La nuit me déverrouille.

Animal, je me déploie, aspiré par cette envie d’un ailleurs.

En dépendance, je déambule, asséché par le manque, je tamise l’espace à la recherche de celle qui me catapultera en apesanteur.

Alors, au crépuscule, je pose mes filets, j’y dépose des mots et j’attends, alangui dans l’herbe haute, le museau posé sur mes pattes.

Je trouve très embarrassant, cette piteuse dépendance d’une chair pour abreuver la mienne et nourrir mes folles inspirations.

Mais comment m’en affranchir ?


Tiens voilà, qu’une ingénue effarouchée s’est prise dans mon collet.

Je lui dis des maux d’amour, l’invite au voyage, lui tisse le cocon de son abandon avec le fil de mes envies.


Plus je l’enchaîne plus je me déchaîne.

Plus je l’attache plus elle se libère


Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Je suis une Légende

mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
mes
EnVies raisonnablement déraisonnables, mes
confidences insoupconnables
et ma crise existentielle...


Millésime 66 

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