Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 17:09

La nuit me déverrouille.

Animal, je me déploie, aspiré par cette envie d’un ailleurs.

En dépendance, je déambule, asséché par le manque, je tamise l’espace à la recherche de celle qui me catapultera en apesanteur.

Alors, au crépuscule, je pose mes filets, j’y dépose des mots et j’attends, alangui dans l’herbe haute, le museau posé sur mes pattes.

Je trouve très embarrassant, cette piteuse dépendance d’une chair pour abreuver la mienne et nourrir mes folles inspirations.

Mais comment m’en affranchir ?


Tiens voilà, qu’une ingénue effarouchée s’est prise dans mon collet.

Je lui dis des maux d’amour, l’invite au voyage, lui tisse le cocon de son abandon avec le fil de mes envies.


Plus je l’enchaîne plus je me déchaîne.

Plus je l’attache plus elle se libère


Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Je suis une Légende

mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
mes
EnVies raisonnablement déraisonnables, mes
confidences insoupconnables
et ma crise existentielle...


Millésime 66 

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