Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 12:09

Quelques photophores illuminent la pièce et le lit en fer forgé sur lequel elle est allongée, les bras et les jambes formant un grand X pornographique.

Nue, elle est contrainte à l’immobilité par des bas noirs, petites lianes de résilles qui lui enserrent les poignets, les chevilles et s’enroulent autour des quatre pieds du lit.

L’écartement de ses jambes exhibe l’indécence de son sexe, qui s’ouvre et s’expose.

Elle surveille la porte qui donne sur le salon. Cette porte fermée d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes, et le tintement de ces coupes qui trinquent.

Elle a les yeux rivés sur la poignée de cette porte, car la poignée va basculer, la porte va s'ouvrir et déverser une marée d’hommes et de femmes dans l’intimité de la chambre.

Résignée, le sexe accessible et totalement disponible, elle appréhende l’instant fatal de la déferlante des curieux, témoins de la honte qui lui empourpre les joues et enfièvre son bas ventre.


Elle ne pourra que fermer les yeux, Ooooh maigre réconfort face aux commentaires qui affluent et à ces mains visiteuses qui assouvissent leur curiosité sans retenue.

Elle ressentira une décharge dans le bas ventre quand une femme s'amusera de son sexe luisant qui « mûrit à vu d'œil » et bave ses humeurs démonstratives.

Elle n'aura aucun recourt pour empêcher la sévérité de ces doigts qui lui pincent la pointe des seins, inspectent la rigueur de son épilation, explorent son visage et ses cheveux.

Elle ne pourra cacher sa respiration forcée quand un doigt ira éprouver son anneau et la tonicité de son périnée.

Inéluctablement, elle aura honte d’être ainsi fouillée, livrée et de ressentir un plaisir pervers dans cette profanation.

Elle aura honte de ces voix qui commentent le spectacle de son excitation et de son corps qui ne lui obéit plus mais s’abandonne, complaisant, à ces mains affamées.

 

Alors, elle scrute la poignée de la porte, d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes, et le tintement de ces coupes qui trinquent.


Et fatalement,

La porte s’ouvre…

Par Animal en Quarantaine - Publié dans : Perversité
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Je suis une Légende

mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
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