J’étais,
en pleine tempête, spectateur de ma vie qui déferlait, je suturais les flancs lacérés de son navire en perdition.
Pitoyable capitaine, passé maître dans l’art d’écoper ses contradictions ou colmater les brèches dans ses belles illusions, j’avais embastillé mes envies de ‘voyage’.
Vivre en désaccord avec celui que l’on n’est, celui que l’on naît, est un fardeau qui ne fait que s’alourdir avec le temps. Lentement, il nous immerge et nous scelle dans un ciment noir, exilé de
l’essentiel.
J’ai aperçu au loin, la lumière d’un vieux phare, et dans un élan désespéré, j’ai ‘osé’ échouer ma barcasse sur son récif et mettre un terme à cette funèbre transat, dans un douloureux
sabordage.
Me voici,
naufragé sur le rivage, le reflux de la marée m’a laissé sur une plage vierge de toute trace, ou tout est à écrire, tout est à bâtir.
Je me sens bien, étrangement bien, lavé, authentique, infiniment apaisé et vivant.
Je découvre cette île, ‘mon’ île.
Et je me prends à songer à ce que j’aimerais en faire.
Et je me prends à songer à la possibilité d’être un homme heureux.
Alors, je souhaite à chacun d’entre vous mes vœux sincères de bonheur pour cette année qui nous ouvre les bras.
Faites de votre île, le plus bel endroit de la terre.
Soyez heureux.
Cela ne dépend que de vous...
mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
mesEnVies raisonnablement déraisonnables, mes confidences insoupconnables
et ma crise existentielle...
Cris et Chuchotements