Ne bougez pas.
Est-ce que vous sentez cette marée montante qui s’annonce doucement, dans votre bas-ventre.
Une marée d’équinoxe, fruit de l’alignement de ma main entre vos cuisses, qu’il vous faudra contenir et confiner le temps que je désire.
Oubliez ces gens autour de nous, ils ne savent pas ce qui se passe, concentrez vos forces et votre attention sur ce flot dont le niveau monte inexorablement.
Consolidez la digue, étayer son barrage, colmatez les fissures, il vous faut fortifier votre ouvrage pour ne pas être la victime publique d’un dégât des 'O'.
Essayez de rester calme et de ne pas trahir cette respiration de votre entrecuisse et sa marée de vives eaux.
Ces personnes, à votre droite, sont si proches qu’elles pourraient être alertées si jamais il vous arrivait de défaillir.
Je vous conseille d’éviter la déferlante et le ras de marée incontrôlés si vous ne voulez pas alarmer ces gens paisibles qui nous accompagnent silencieusement.
Mais saurez-vous allez au bout de vos limites ?
Saurez-vous attendre cette seconde précise ou vos yeux me feront signe que le point de rupture est atteint et qu’en retour, je vous chuchoterai de laisser le barrage voler en éclats.
Et saurez-vous alors encaisser cette déferlante sans alerter ces gens qui nous accompagnent dans la classe affaire de cet A 340.
mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
mesEnVies raisonnablement déraisonnables, mes confidences insoupconnables
et ma crise existentielle...
Cris et Chuchotements