Mercredi 21 janvier 2009
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Bonjour S., vous appelez à l’heure, c’est bien.
A partir de maintenant vous allez m'écouter et ne répondre que par "oui".
Si jamais vous prononcez un "non", je raccrocherai.
Est-ce clair ? oui
Regardez autour de vous comme cette place est belle, on dit que l’arbre en face de la maison de maître a plus de 300 ans et qu’il exauce les vœux.
Alors faites un vœux S... oui
Bien, maintenant, remontez la ruelle pavée jusqu’au grand escalier qui mène à la petite chapelle romane.
Détendez-vous, profitez de cette balade qui vous rapproche de cet instant que nous attendons vous et moi....
A droite de la chapelle, empruntez le passage du beffroi, traversez le petit jardin jusqu’au magasin de photos.
Vous devez vous sentir fébrile, funambule d'un fil d’émotions contrastées et paradoxales, en équillibre instable entre raison et déraison.
Mais vous avez envie d’être déraisonnable, n’est-ce pas ? oui
Alors longez la rue de la treille jusqu’au magasin de lingerie de la place Saint Pierre.
Vous y êtes ? oui
Rentrez, présentez-vous sous votre prénom et dites simplement que vous venez chercher "quelque chose de sexy" et on vous remettra un sac. Dites bien "quelque chose de sexy", sinon on ne vous
remettra rien.
...
Avez-vous votre sac ? oui
Ne l'ouvrez-pas.
Vous voyez la rue à gauche du fleuriste ? oui
C’est la rue des cordeliers, prenez là et marchez jusqu’à la porte cochère du numéro 29.
Vous y êtes ? oui
Poussez cette porte, entrez dans le hall et prenez l’escalier jusqu’au 2ème étage.
Trente deux marches vous séparent de cet interdit que vous et moi allons transgresser ensemble.
Prenez votre temps en montant, écoutez le battement de votre cœur et votre respiration qui s’altère.
Il y a cette appréhension qui vous gagne alors que votre bas ventre s'affole irrésistiblement.
Il y a cette tension qui monte et précède le plongeon, ce moment unique ou l'on s'approche du précipice, doucement, lentement, jusqu'à palper le vide de l'abysse qui se présente et d'y faire le
grand saut.
Avez vous envie de faire le grand saut S.? oui
Bien, etes vous sur le palier du deuxième étage ? oui
Il y a deux portes, choisissez la porte de droite, vous êtes arrivée.
Vous avez encore le choix S., rentrer et faire un pas vers ‘nous’, sortir et garder à jamais le regret de ne pas avoir osé.
Voulez-vous rentrer S. ? oui
Bien, alors rentrez et refermez la porte derrière vous.
C’est fait ? oui
Ecoutez bien, je ne le répéterai pas deux fois.
Vous allez ouvrir vos paquets, vous y trouverez la tenue que vous devez porter.
Changez-vous.
Sur la table il y a un coffret de bois, une enveloppe et un bandeau.
Dans le coffret vous trouverez les deux objets de vos outrages à venir, n’y touchez pas.
Dans l’enveloppe, il y a votre dernière consigne.
Quand vous serez changée et que vous aurez lu la dernière consigne, vous mettrez le bandeau.
Est-ce compris ? oui
Vous avez 13 minutes à partir de maintenant, pas une de plus !
Dans 13 minutes, la porte d’entrée s’ouvre et c’est moi qui rentre.
J-19
Par Animal en Quarantaine
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Publié dans : Perversité
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j'imagine cette démarche chaloupée, le long des pavés...
Pourquoi, vous dévoiler ce qu'il y avait dans le cofret et l'enveloppe...
Il ne faut jamais tout dire ^^
Imaginez, qu'il y avait ce que vous aimeriez y trouver !
la suite, mais c'est vous qui l'écrirez ;-) et je suis sur qu'elle sera terriblement érotique...
En fait, j’aime beaucoup emmener « l’autre » dans un univers qui correspond à nos deux inspirations.
J’aime exiger, contraindre... je ne transige, jamais.
Transiger reviendrait à introduire une pièce d’usure dans les engrenages que j’aime échafauder.
Je fais ce que je dit, toujours, ce qui rend le jeu subtile, sincère et authentique...
cela devient terriblement inspirant quand vient le temps de l'engrenage !
Ceci, dit, j’aime beaucoup l’improvisation, j’y suis à l’aise mais tout aussi…exigeant !
Rassurez vous, il est hors de question que je laisse ma place à un chat, même noir ^ ^
Il le sait, et n'oserait s'aventurer dans mon repère, aaaah aaaaah aaaaaah (rires de fantomas)
Et comment sont vos sens quand ils sont en émois?... interdits? ^^
Et vous avez raison, les improbables possibilités qui pourraient composer une suite sont légion...
l'idée que Clémenceau soit une lecteur assidu de ce blog va m'occuper pour la nuit... ;-)
Je fais partie de ceux qui ont besoin d'une "muse"... ;-)
il ne faut jamais trop en dévoiler... ^ ^
Non, je ne raconterai pas la suite... certaines choses doivent rester secrètement gardées dans l'alcôve feutré d'un souvenir partagé...;-)
Moi, je n'ai juste produit que la faim qu'il vous faut, pour ça ^ ^