Clins d'oeil


Dimanche 1 février 2009





Vous ai-je dit que

 j'aimais m'envoyer en l'air
...


J-8

Par Animal en Quarantaine
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Samedi 17 janvier 2009

Je vais vous avouer une chose, je suis un rêveur.
J’aime les moments solitaires où je m’immerge à l’intérieur de moi pour aller caresser de secrètes rêveries.

Nager en pleine mer à 200 ou 300 mètres du bord est un moment qui se prête merveilleusement à la richesse de ces instants solitaires.
Cet infini plaisir devient hebdomadaire quand l'été pointe et que je passe mes week-ends en bord de mer.
Je me lève, je déjeune, en regardant amoureusement le calme d’une mer qui s’éveille et de ses bateaux qui partent vers les promesses d’une journée ensoleillée.
J’aime le son de la mer au matin, quand le vent est absent, que les plages sont encore vides et que seul résonne le bourdonnement lointain de quelques moteurs marins matinaux.

Vient alors le moment d’aller s’immerger dans cette eau originelle, ce sérum de vérité...
Je ne prends qu’un masque, rien de plus ! Ah si, un maillot ! je m’en voudrais que ma queue de loup complexe jusqu’à l’impuissance les mâles en chasse sur le sable des plages varoises… (Je suis vantard et excessif, vous l’ai-je dit ?).
Donc un maillot et un masque, que je tiens d’une main quand je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille. Cracher dans un masque n’est pas très esthétique mais c'est incontournable si l’on veut éviter les frustrations d’une buée aveuglante.
Alors je me plie à ce cérémonial et j’étale un filet de salive sur la vitre du masque avant de le positionner délicatement sur mon visage.
Enfin, je m’immerge… J’aime la première apnée, celle où l’eau inonde mes oreilles, m’aspire dans son silence, celle où mes yeux se fixent sur les fonds comme sur des rails, pendant que mon esprit vagabonde, celle où le grain de ma peau change doucement en réponse à la fraîcheur du liquide qui s’écoule à son contact.
J’aime prolonger cette première apnée, à la limite de ma résistance, m’enivrer de ce moment solitaire, tenter de lui donner des allures d’éternité.
Puis, je réapparais à la surface, les poumons avides du gaz terrestre.
Je pars alors au large, ma seule limite est d’en apercevoir le fond afin de pouvoir observer ses reliefs, ses failles, ses rochers et ses habitants.
J'ajuste ma vitesse et ma respiration m’affranchissant de tout ce qui pourrait nuire à ma "méditation" pendant ce moment où je libère mon esprit.
Et je nage 1 km, parfois plus.

Ce pur instant est indéfinissable tant l’acuité avec laquelle les choses m'apparaissent est précise.
J’abandonne mon corps et ses bras qui s’enroulent et se déplient avec la cadence précise d'une mécanique d’horlogerie et je pars en voyage au fin fond de moi allant gratter les secrets de l'inconscience, ce millefeuille que je convoite avec gourmandise.
J’y vois des choses simples, tellement évidentes quand on prend le temps de regarder.

Et la perversité dans tout ça, me direz-vous ?

Je pourrais vous dire que s’immerger dans la transgression d’un interdit, en compagnie de celle qui vous inspire est tout aussi enivrant que plonger dans cette mer originelle.
Je préfère un aveu.
Au cours de ces instants d’éternité où mon esprit s’échappe, bercé par l’apaisement des flots, il lui arrive assez fréquemment d’aller s’ancrer irréversiblement sur l’image d’un fessier, d’une cambrure ou d’une croupe délicieuse.
Je nage alors avec une idée fixe et les poissons s’émerveillent de mes yeux hallucinés par l’image mentale de « cette terre promise ».

Et je joins l’utile à l’agréable car…
.... quand mon esprit s’échoue sur la possibilité d'une île enchanteresse capable de déboussoler bien des navires et de jeter à l’eau les marins les plus aguerris, je sens pointer entre mes cuisses, une dérive (j’ai évité de dire « quille », restons modeste !) qui me permet tel un safran magnifique de contrôler avec précision ma trajectoire.

Vous me trouvez excessif ?

J-23
Par Animal en Quarantaine
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Mardi 13 janvier 2009




                                     j'ai tenu parole ...




J-27
Par Animal en Quarantaine
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Jeudi 20 novembre 2008


Moi, j'adore les crâneuses, pas vous ?

Je ne sais pas, pourquoi…

Peut être est-ce leur sourire énigmatique, leur regard allumé ou la façon dont elles vous balancent leur « cul » en pleine figure?


  La façon dont elles vous balancent leur cul en pleine figure

A ce propos je suis un très mauvais « receveur ». Je n’ai jamais été foutu d’en recevoir un, sans passer directement à la « baille ».

Imaginez…

Moi, tranquille sur ma « barcasse », l’eau est calme et plate, je suis au ‘mouillage’, tranquille en train de siroter  le temps qui passe et pan !!! surgit une crâneuse !

Je sais que la déferlante va me faire salement tanguer, c’est inéluctable.

Comme un gosse sur son manège, acharné à capter le pompon qui balance, je me lève pour essayer d’intercepter ce cul qui caracole autour de moi.

Je m’étire au maximum, jouant les équilibristes, je mets chaque fibre musculaire à contribution pour saisir cette lune scintillante.

Et, inévitablement, je pars au bouillon, avec une certaine grâce quand même (hin hin hin ... ).


Un ‘défaut d’équilibre’ me direz-vous ? mouais, sans doute...

Moi je dirais simplement que la génétique m’a chargé en gènes « Crâneuses sensible ».

Alors quand je réapparais à la surface et que j’expulse l’eau de ma bouche, je vois la furieuse s’éloigner et son visage s’éclairer alors qu’elle me voit « en nage ».


Elle a le sourire joyeux et satisfait de la mission accomplie !



Par Animal en Quarantaine
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Dimanche 16 novembre 2008
15 heure, j’hésite entre la douche glacée qui mettra en berne le bambou turgescent qui me matraque le bas-ventre, et la tiédeur d’un bain ou voguerait mon grand mat dans l’écume moussante d’une eau tropicale.
J’opte pour le bain et sa transat en "solitaire".
Il fait noir quand le beaupré fier de sa vigueur pointe vers la mise à l'eau ou, en vieux loup de mer, j'appareille pour le grand voyage.
Je navigue à l’ancienne et c’est la lueur d’une bougie polaire qui, sur le mur, me donne le cap.

Dans l’air du large, voilà que vogue ma carcasse sur cette eau de vaisselle et ses embruns javelisés.
Tiens une sirène qui me charme…?  Ah nooon, il me semble que c'est un énorme canard vibrant qui percute mon mât de misaine. Je tangue mais évite le naufrage ("Albane, s'il te plait, tu ramasseras tes jouets quand je fais la course au large").

Je borde la grand voile et tire sur le mât, ça dure une éternité.
Puis à trop tirer sur les écoutes, je démâte, après un bon coup de semonce (...).
Je réduis la voilure, connecte le pilote automatique avant de sombrer dans une douce torpeur, jusqu’à la perte totale de connaissance.

Je me suis échoué vers 17 heure, un coup de tête dans le mitigeur a faussé mon navigateur.
J’ai repris conscience en eau froide, sur l'émail de la haute fonte marine; "medey, medey, serait-ce le pole Sud et ses icebergs ?"

Le temps est venu de me faire hélitreuiller hors de la baignoire, de passer un peignoir tiède avant de me servir un verre devant la cheminée.

Quelle aventure ...

photo: Lorentdevergue
Par Animal en Quarantaine
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Jeudi 6 novembre 2008
J’aime les fesses des filles de 20ans,
ces culs étourdissants et insouciants, prêts à conquérir le monde, arqueboutés à leurs fragiles certitudes. Ces fesses de gamines que l’on peut facilement impressionner mais qui vous chavirent d’un unique sourire.
J’aime les fesses des filles de 30ans,
ces culs enivrants tout juste devenus femmes et qui goûtent jour après jour les plaisirs de la vie. Ces fesses incertaines qui aiment nous montrer que la tâche est ardue et que nous devons faire preuve d’originalité, de pugnacité et d’invention pour les mériter.
J’aime les fesses des filles de 40ans,
ces culs superbes et flamboyants, qui se connaissent parfaitement mais nous connaissent aussi très bien et savent semer et récolter les piments de leurs envies. Ces fesses impériales, arrivées aux responsabilités, qui n’ont de cesse de nous tester avant de faire de nous les légataires de leur « lâcher prise ».
J’aime les fesses des filles de 50ans,
ces culs délicieux et émouvants, gorgés de sagesse et nourris de l’expérience de la vie. Ces fesses magistrales qui nous offrent comme un cadeau, leur abandon, en entretenant la douce illusion que nous sommes les maîtres du jeu.

En y repensant un peu plus, j’avoue que les femmes, dans l’art qui leur est propre de n’être jamais là ou on les attend, sont un peu tout ça à la fois...
Mais après tout, l’illumination n’est elle pas dans cet instant unique, cette rencontre, cette mise en danger, celle d’un homme qui relève le défi d’être le guide et celle d’une femme qui s’abandonne au plaisir d’être maîtrisée par celui qu’elle a choisi.
Rien n’est gagné d’avance mais tout est possi
ble.

Ca y est, j’ai une faim de Loup !


Par Animal en Quarantaine
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Samedi 1 novembre 2008
Rien de plus commun.
Un homme, une femme.
Il est cadre dirigeant dans une multinationale.
Homme affairé le jour, il s’oublie, la nuit venue, dans une lande luxuriante ou chassent ses EnVies.
Mais là, il est sérieux, rasé de près, professionnel dans son costume cravate.

Il accueille une femme d’une société partenaire.
Il la connaît bien, l’apprécie pour son dynamisme, ses qualités professionnelles et secrètement pour ses courbes ensorceleuses qu’il convoite des yeux parfois, à la dérobée.
Mais il ne mélange pas le travail et le plaisir. C’est 'SA' règle et leur relation n’a jamais dérivé de son orientation professionnelle.
Elle est là, dans un tailleur cintré et des escarpins qui mettent en valeur ses longues jambes fuselées.
L'ouverture de son chemisier dévoile un peu la dentelle de son sous-vêtement quand il l’accueille dans le hall et qu’elle se penche pour lui serrer la main.
Il la salue, constate silencieusement que sa plastique est toujours aussi parfaite et l’enjoint à le suivre vers son bureau, ce qu’elle fait agrippée à un énorme attaché-case.
En s’approchant du bureau, il lui propose un café.
Elle lui répond « avec plaisir », le sourire au lèvres.
Alors, il conclue : « très bien, nous allons aller à la machine à café » et voyant sa valise démesurée, il ajoute en ouvrant la porte de son bureau :
« vous pouvez laisser vos affaires dans la chambre… »

La bouleeeeeeeeeette !!!!!!
Elle explose de rire.
Lui ne fait que constater l’irréparable en souriant bêtement.
En se dirigeant vers la machine à café et pendant qu’elle se marre comme une madeleine, il lance :
 « je vais vous faire visiter la maison ! »

Mais le "mâle est fait" et "bien fait"  !

Vécu
Par Animal en Quarantaine
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Dimanche 26 octobre 2008

- Messieurs, l’heure est grave et nous allons donner l’assaut, êtes vous prêt pour la bataille ?
- Sir, yes Siiiiir !
- Notre plan est simple ! On va s’approcher à pas de loup, dans un silence où je veux pouvoir discerner chacune de mes pulsations myocardiques, c’est compris ?
- Sir, yes Siiiir !
- bien !, toi la main, tu remontes depuis le bas de sa jambe jusqu’au sommet de sa cuisse dans un frôlement, lent et précis. Compris ?
- Compris, mon adjudant
- La bouche, tu t’approches de son oreille et tu lui ordonnes dans un chuchotement de ne pas bouger. Je veux la voir frissonner en réaction et la sentir troublée, le souffle court. C’est clair ?
- Affirmatif Chef, très clair !
- Le nez, tu vas explorer sa chevelure et débusquer les fragrances enfouies
- Les fragrances ?????????
- Les odeurs, banane !
- Aaah oui, chef, explorer les odeurs !
- Vous les dents, vous allez lui immobiliser la nuque, en tenaille ? c’est clair ?
- Sir, yes Sir
- La main numéro « deux », tu vas aller inspecter son décolleté ? une fouille précise sans concession !
- Le décolleté, c’est noté Chef !
- Les oreilles vous restez à l’affût !
- Comment ?
- à l’affût !
- à quoi ???
- L’AFFUT !!! (oulàà c'est pas gagné)
- On y restera chef !
- Bon, les mains c’est fait, la bouche, les dents, le nez, les oreilles ! hmmm il me reste la queue !
  La queue, tu vas… Bah ???????? elle est ou ? la queue ?!?
- Chef, elle vient de partir comme une flèche, elle disait: « putaiiiiin, quel cuuuuuul !!! » et elle est partie comme un dératé à l’ascension de la cible !


Par Animal en Quarantaine
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Jeudi 16 octobre 2008
 

 

Je suis de plus en plus séduit par Nicolas Hulot.


Ushuaia et ses portes ouvertes sur notre planète me faisait rêvasser, ébloui par la diversité du monde qui nous entoure.

Je me suis vachement ‘poilé’ quand j' ai vu son animateur vedette se « vautrer » en ULM en forêt d’Amazonie ou perdre conscience dans un jet de la patrouille de France.

Ce gars me donnait l’impression d’être un ‘original’ prêt à tout pour embarquer le quidam dans l’exploration du globe.

 

Il s’impose aujourd’hui sur les plateaux télévisés comme le symbole légitime de la cause environnementale dont tout le monde se réclame.

 

J’avoue être d’une sensibilité plutôt libérale mais je suis séduit par son discours en ce qui concerne l’inéluctabilité du partage des richesses de notre planète.

J’aime aussi son objectivité quand il fait le bilan du Grenelle de l’environnement.


Cet homme aurait pu dire « je suis l’homme de la nature avant d’être celui de la société » C’est Sade qui l’a dit avant ^^, encore une illustration de la relativité chère à Einstein ! ^^

 

Par Animal en Quarantaine
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Je suis une Légende

mheu ouiii !, seul survivant sur ce blog, mon île, avec
mes
EnVies raisonnablement déraisonnables, mes
confidences insoupconnables
et ma crise existentielle...


Millésime 66 

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